En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies qui nous permettent de vous proposer une navigation optimale et de mesurer l'audience du site.
En cliquant sur refuser, le site vous sera accessible mais vous pourriez rencontrer des interruptions ou des problèmes d'accès au site.
Les principaux résultats des contrôles indépendants
Les principaux résultats des contrôles indépendants
Plusieurs sources indépendantes de BRL fournissent des informations précises sur la qualité des ressources en eau mobilisées par le Réseau Hydraulique Régional.
Elles indiquent sans ambiguïté que la qualité de l'eau distribuée est conforme aux divers usages qui en sont fait. Ces diverses études et analyses (voir la rubrique "Les actions de contrôle et de surveillance") concernent en particulier les PCB.
Les PCB
Comme l'illustre le cas du Rhône, les PCB ne dégradent pas la qualité de l'eau car, bien que présents dans les sédiments du fleuve, ils sont très peu solubles. Les résultats du contrôle sanitaire des analyses d'eau du Rhône mobilisée via le Réseau Hydraulique Régional (eau traitée et eau brute avant traitement) sont tous inférieurs aux seuils de détection.
Les études et analyses réalisées depuis 2007 montrent qu'en l'état actuel des connaissances il n'y a pas de risques PCB dans l'eau distribuée via le RHR, que ce soit pour la consommation humaine ou pour l'irrigation.
Depuis le 1er janvier 2026, la norme fixe 100 ng/L pour la somme de 20 PFAS dans l’eau potable. Pour l’eau brute, la norme fixe 2 000 ng/L.
En anticipation, BRL a réalisé des suivis spécifiques sur ces composés depuis fin 2022 et à intégrer les analyses des PFAS en routine dans le programme d’autocontrôle en 2025 avec le suivi réglementaire des 20 PFAS sur l’eau brute à potabiliser et l’eau potable. Les résultats de 2025 mettent en lumière :
Ressource Rhône : 16 analyses réalisées. 4 principales molécules dont les concentrations très inférieures aux normes eaux brutes et eaux potables, la majorité des résultats sont < 10 ng/L soit une concentration 200 fois inférieure à la norme.
Ressource Orb : 4 analyses réalisées. Aucune molécule n’a été détectée à un niveau supérieur à la limite de quantification. Idem depuis 2022.
Karst Gardon : forage de Maisonnette. 3 analyses réalisées. Les concentrations des 20 PFAS sont conformes.
Les pesticides et métabolites
La présence de pesticides (essentiellement des herbicides) est parfois mentionnée - toujours à l'état de simples traces - dans certaines des analyses effectuées sur le Réseau Hydraulique Régional. Le taux relevé a toujours été largement inférieur aux seuils recommandés par le Code de la Santé Publique pour la potabilisation et par la FAO pour l'irrigation.
Le suivi s'est intensifié ces dernières années sur les pesticides et ses métabolites dans le cadre :
Du contrôle sanitaire (35 analyses/an) = 60 à 250 molécules recherchées en fonction du type d’analyses ;
De l’autocontrôle (35 analyses/an) = 60 à 250 molécules recherchées en fonction du type d’analyses ;
De la démarche captages prioritaires depuis 2024 (pesticides et métabolites associés : analyses sur 752 molécules, recherchées en 8 points de prélèvement entre prise au Rhône et Aqua Domitia, lors de 6 campagnes) ainsi qu'un suivi haute fréquence (hebdomadaire sur 1 an) sur la prise au Rhône, sur 43 substances recherchées.
Les molécules les plus fréquemment identifiées dans les canaux sont des métabolites. Parmi toutes les molécules identifiées et quantifiées en termes de concentration, il convient de noter que toutes les molécules détectées sont restées très en dessous des limites fixées par la réglementation en vigueur sur l’eau brute à potabiliser (<2 µg/l par substance individuelle et 5 µg/l pour sommes des pesticides quantifiés). Aucune non-conformité sur l'eau potable.
Les contrôles sanitaires incluent régulièrement la recherche d'hydrocarbures dans l'eau brute mobilisée par le RHR. Les résultats ont toujours été conformes à la réglementation permettant la potabilisation. Dans la plupart des cas, ils sont même inférieurs aux seuils de détection.
Les résidus médicamenteux
Lorsqu'ils sont détectés, les résidus médicamenteux le sont à des doses très faibles. Pour la plupart des substances, la dose cumulée absorbée au cours d'une vie entière par la consommation d'eau du Rhône potabilisée ne dépasse pas la quantité contenue dans une prise thérapeutique unique (équivalent à un cachet par exemple).
Les concentrations en micropolluants minéraux ou en métaux lourds analysées dans les eaux mobilisées par le RHR sont très inférieures aux normesou aux recommandations pour la potabilisation comme pour l'irrigation.
La qualité radiologique des eaux du Rhône est suivie en permanence en amont et en aval de la prise au Rhône. Des études complémentaires sont par ailleurs conduites par l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire), à la demande de BRL, pour assurer un suivi supplémentaire des eaux du Rhône au sein des ouvrages du Réseau Hydraulique Régional (RHR). Les résultats de ce suivi montrent que boire ou arroser avec de l'eau mobilisée par le RHR ne présente aucun danger pour la santé en terme de radioactivité. Les analyses réalisées sur l'eau potable produite à partir de la ressource Rhône mobilisée par le RHR indiquent que les valeurs des indicateurs radiologiques sont plus de 3 fois inférieures aux valeurs de référence fixées par la règlementation. Elle est par ailleurs similaire à celle mesurée dans d'autres cours d'eau du Gard et de l'Hérault, notamment sur les fleuves Orb et Hérault.
Suivi Radon
Dans le cadre des plans nationaux pour la gestion du risque lié au Radon, l'ARS de l'Occitanie a mis en place une campagne de mesure dans les eaux fournies par un réseau de distribution, les eaux de source et les eaux rendues potable par traitement. Elle va se dérouler sur une durée de 2ans pour se terminer au 31 décembre 2020. Le risque d'exposition par ingestion est beaucoup plus faible que celui issu de l'inhalation au sein de locaux mal aérés, cependant cette campagne va permettre de faire un état des lieux précis de nos ressources vis-à-vis de cet élément. Ce gaz issu de la dégradation de l'uranium et du radium naturellement présent dans les sols peut se retrouver sous forme dissous dans l'eau en fonction du temps de contact avec la roche. Par conséquent une eau superficielle comme le Rhône ou l'Orb sera donc moins sensible à cette exposition qu'une eau souterraine issue d'un forage. Les premiers résultats de 2019 montrent des valeurs moyennes 10 fois inferieures à la référence qualité fixée à 100 Bq/l.
Répartition communale du potentiel radon géogénique en Occitanie