En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à réaliser des statistiques de visites.
J'ai compris En savoir plus
Eau, Environnement, Aménagement
  RECHERCHER      
   

Salle de presse


Irrigation de 15 ha grâce à l'eau usée traitée de Roquefort-des-Corbières.

Un process d’irrigation robuste et pérenne, pour l’un des secteurs les moins arrosés de France

Le Groupe BRL, avec sa filiale BRL Exploitation (BRLE) porte un projet pilote innovant, inauguré le 16 juillet dernier: l'irrigation de 15 ha de vignes grâce aux eaux usées traitées de Roquefort-des-Corbières.

Jean-François Blanchet et les partenaires du projet

Jean-François Blanchet, Directeur général du Groupe BRL, avec les partenaires du projet © BRL/ GL


Un projet innovant, collectif et utile face au dérèglement climatique

D’un coût global de 362 240 €, cofinancé à 50% par l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, ce projet répond à un triple objectif :

• offrir une nouvelle ressource, renouvelable, pour favoriser la résilience au changement climatique des productions agricoles d’une commune (Roquefort-des-Corbières)* ne disposant pas de ressources locales suffisantes pour alimenter un périmètre irrigué,

• proposer un modèle simple, de qualité, adapté aux impératifs financiers des agriculteurs, qui puisse être « cloné » sur d’autres territoires.

• contribuer à la préservation de la qualité de la lagune de Bages, en diminuant les effluents rejetés dans ce milieu.

Conduit en partenariat avec la cave coopérative « les vignobles de Cap Leucate » et les viticulteurs de Roquefort-des- Corbières (regroupés dans l’ASL du Rieu), ce projet a bénéficié de l’appui de la communauté d’agglomération du Grand Narbonne (en charge de l’eau et de l’assainissement) et l’Institut Français de la Vigne et du Vin(IFV), pour le suivi hydrique des plantes et du sol.

La commune de Roquefort-des-Corbières est située sur le littoral du Grand Narbonne, l'un des territoires les moins arrosés * de France. Elle ne dispose pas de ressources en eau renouvelables pour répondre aux besoins des agriculteurs de la commune (son eau potable provient du Réseau Hydraulique Régional – station de potabilisation de Puech de Labade- alimenté par le barrage des Monts d’Orb). Le volume d’eau épuré de la commune est stable tout au long de l'année (densité de population moyenne et faible saisonnalité), et ne peut être réutilisé « au fil de l’eau », ce qui a conduit à constituer une réserve intermédiaire. La STEP de Roquefort rejette par ailleurs ses effluents dans le Rieu, cours d’eau intermittent qui débouche sur l’étang de Bages et le projet va permettre de limiter les nutriments ainsi rejetés dans ce milieu fragile.

Le projet élaboré par BRL Exploitation innove pour tenir compte de ce contexte local et répondre aux besoins des agriculteurs.
Il comprend :

  • une réserve lagunaire de 3 000 m3. Les effets du soleil améliorent la qualité des effluents de la station d’épuration ainsi stockés.
  • une station de filtration sur sable et un réacteur UV pour la désinfection des eaux avant injection dans le réseau d’irrigation.
  • un réseau d’irrigation par goutte à goutte desservant 15 ha.


présentation du périmètre irrigué par goutte à goutte  vigne irriguée par goutte à goutte


















L’équivalent des 2 orages d’été, des coûts maîtrisés et un gain pour l’environnement


Après 2 ans d’expérimentation, cette filière de production, suivie par BRLE en partenariat avec l’Institut Français de la Vigne et du Vin, répond pleinement aux besoins exprimés.

- Elle offre une réserve d’eau pour l’irrigation de qualité, en quantité suffisante.

Les 11 viticulteurs concernés bénéficient d’un volume d’eau annuel d’environ 400 à 600 m3 par ha en moyenne, qui leur permet de maîtriser le stress hydrique en apportant 1 à 2 mm/ jour en période de forte sècheresse (l’équivalent des 2 orages d’été – 14 juillet et 15 aout- que le dérèglement climatique ne garantit plus).

- Grâce à des coûts maîtrisés (entre 30 et 50 centimes d’euros/ m3 selon les volumes distribués) elle est adaptée au contexte local.

- Elle reduit le flux de nutriments vers l’étang de Bages.

* Le littoral audois est l’un des secteurs les moins arrosés de France avec en moyenne 558 mm/an à Narbonne.


Témoignages

Jean-François Blanchet,
Directeur Général du Groupe BRL, Président de BRL Exploitation :

‘' Ce pilote s’inscrit dans la démarche de développement durable du Groupe BRL et dans notre soutien à l’économie circulaire.

La réutilisation des eaux usées traitées est un enjeu majeur pour les prochaines décennies, sur lequel nous mobilisons l’ensemble des savoirs faire du Groupe BRL. Ceux de notre filiale BRL Exploitation, comme l’illustre ce pilote à la fois robuste, supportable pour le milieu agricole, bénéfique pour l’environnement et transposable. Et ceux de notre filiale Ingénierie, qui a réalisé un guide pour accompagner la création d’une filière de REUT en zone méditerranéenne, et intervient sur plusieurs projets, en France comme à l’International.

Nous avons beaucoup de fierté, au travers du pilote présenté aujourd’hui, à participer aux grands enjeux environnementaux de notre planète‘’



Dominique Colin,
Directeur de la délégation de Montpellier, Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse:

'' A l’heure où 60 % des territoires du sud de la France sont en déficit d’eau chronique, réutiliser les eaux usées traitées peut permettre non seulement :

- l’eau : la réutilisation des eaux usées traitées peut être une ressource complémentaire en alternative aux prélèvements d’eau
- mais aussi d’éviter certains rejets de stations d’épuration dans des milieux naturels sensibles (baignades, zones conchylicoles, milieux lagunaires,…)

Pour accompagner l’adaptation des territoires face au changement climatique, l’agence de l’eau finance dans le cadre de son 11ème programme la réutilisation des eaux usées traitées jusqu’à 50% prioritairement sur les territoires déficitaires en eau. »


Jacques Bascou,
Président de la Communauté d’agglomération du Grand Narbonne

''Le Grand Narbonne est actif dans tous les domaines de la transition écologique rendue nécessaire par l’urgence climatique.

Notre territoire est frappé depuis le début des années 2000 par un déficit d’eau particulièrement préoccupant pour les filières viticoles et agricoles.

Grâce à une coopération entre la recherche, les entreprises, les agriculteurs, les grands organismes de gestion de l’eau, le Grand Narbonne voit émerger des projets innovants tel ce pilote consacré à la réutilisation des eaux usées traites pour l’irrigation de la vigne.

La communauté d’agglomération soutient et encourage ces initiatives qui répondent concrètement aux problèmes du déficit de la ressource en eau et contribuent à faire naître sur le territoire une filière économique innovante.''



Les enjeux de la REUT au niveau national et international

La REUT permet de donner une seconde vie aux eaux usées traitées par les stations d’épuration. Avec un traitement complémentaire, dans le respect des règlements sanitaires en vigueur, cette ressource « non conventionnelle » permet de répondre, pour certains territoires, aux besoins de l’agriculture, en allégeant la pression sur les milieux naturels (moins de prélèvements, moins de rejets aussi). Elle dispose en outre d’une teneur en éléments fertilisants d’origine organique.

Face à la diminution mondiale de la moyenne annuelle en eau renouvelable disponible par habitant (6 600m3 en 2000 contre 4 800m3 en 2025) et à l’augmentation des besoins en eau de l’agriculture pour nourrir une population mondiale en croissance, la REUT est donc l’une des solutions pour faire face au dérèglement climatique, en France comme à l’International.

A l’issue des assises de l’eau, le ministère de la Transition écologique français a annoncé début juillet vouloir réduire la consommation d’eau de 10% d’ici à 2025 et de 25% en 15 ans, afin de préparer la France à un avenir dans lequel l’eau sera moins abondante. Le gouvernement ambitionne de tripler d'ici à 2025 les volumes d'eau dite non conventionnelle – eaux usées traitées ou eaux de pluie – utilisée pour les usages ne nécessitant pas d'eau potable, comme l'arrosage des espaces verts.

Plus d’informations :



Le projet dans la presse :

  
Plan du site | Liens utiles